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  • Les réactions des vainqueurs

    Voici les réactions des principaux vainqueurs et membres du jury, après la remise des prix.

    Charlotte Gainsbourg (prix d'interprétation féminine)

    20_42_27_734887000_APTOPIX_France_Cannes_Awards_Red_Carpet_CAN155.jpg"Tant mieux si la France a reçu trois prix, mais cela va au-delà. Les films en eux-mêmes sont plus importants que leur nationalité. Je suis très fière d'avoir travaillé avec Lars von Trier. J'adore tout ce qu'il fait. C'est un grand artiste. Je lui ai fait confiance." Qui a-t-elle appelé en premier lieu après sa victoire ? "Ma maman. Ce qu'elle m'a dit ? C'était un texto, plein de woaw et de ahhh...."

    (Photo AP)

    Christophe Waltz (prix d'interprétation masculine)

    "Moi, j'ai d'abord écrit à Quentin Tarantino. Il a dit exactement la même chose, mais en anglais!" 20_53_07_520161000_France_Cannes_Awards_Ceremony_CAN174.jpgAussi drôle et raffiné qu'à l'écran, Christoph Waltz poursuit "Quentin Tarantino m'a redonné la vocation. Vous savez, je travaille depuis 30 ans. Au début, c'était super. Puis, avec le temps, cela devient un peu entre deux... Maintenant, grâce à lui, je remonte la pente."

    (Photo AP)

    Michael Haneke (Palme d'or pour Le ruban blanc)

    20_45_58_628586000_France_Cannes_Awards_Red_Carpet_CAN172.jpg"La Palme d'or, c'est le meilleur prix dans le monde du cinéma. Je n'ai pas grand chose à en dire de plus. Il y a toujours des rumeurs, mais je ne les écoute pas. Pour Caché, tout le monde me disait que j'aurais la Palme et je ne l'ai pas eue. Deux heures avant la cérémonie, quand on est invité à revenir pour recevoir un prix, il y a de la tension car on ne sait pas ce qu'on va gagner." Pour autant, il ne se sent pas spécialement fier: "Fier n'est pas le mot juste. Je trouve ça un peu bête. Je suis content. En tant que réalisateur, je vois surtout les défauts de mes films. Je ne suis donc jamais tout à fait satisfait. Mais on espère toujours que les autres ne verront pas ces défauts..."

     (Photo AP)

    Jacques Audiard (Grand Prix avec Un prophète)

    "Est-ce que je suis déçu ? Je suis très surpris: depuis la cérémonie, c'est au moins la quarantième fois qu'on me pose cette question. Mais moi, je suis ravi. Il n'est pas bien, ce prix ?"

     

    Isabelle Huppert (présidente du jury)

    19_44_18_216854000_France_Cannes_Awards_Red_Carpet_CAN139.jpg"Nous avons récompensé un film formidable.Le ruban blanc Pour avoir tourné avec Michael Haneke, je connais l'intensité de son travail, son sens de l'humanité qui le rend encore plus fascinant. Il va si loin dans l'âme humaine. Ici, il a utilisé un ton différent. A mes yeux, Le ruban blanc est un film très philosophique. Son style est très éthique. Il garde une distance parfaite pour dire des choses importantes. C'est cela que je voulais récompenser."

    James Gray (juré)

    "Je tiens à remercier Isabelle: on était tout à fait libre de dire ce qu'on voulait. On a comparé nos notes et on a trouvé de bon consensus."

    Asia Argento (jurée)

    "C'était très démocratique. J'ai adoré. On a pu partager ce qu'on avait dans nos esprits. Chacun a pu s'exprimer, et parfois, j'ai changé d'avis sur un film." Pas question, par contre, de donner son avis sur les films qui ne figurent pas au palmarès: "Ce qui s'est dit derrière les portes reste secret. On ne devrait parler que des vainqueurs, me semble-t-il. Et d'une manière positive."

     

    Robin Wright-Penn (jurée)

    "Je sais que la rumeur prétend que nous nous sommes battus dans la salle de délibération. On peut être en désaccord et s'adorer. C'était super de pouvoir discuter aussi librement. J'ai appris beaucoup. Et nous sommes toujours amis..."

     

    Brillante Mendoza (prix de la mise en scène pour Kinatay)

    "Mon film précédent avait déjà divisé la critique. Je m'attendais donc à ce type de réaction très contrastée à Cannes. Est-ce que j'espérais gagner quelque chose ? Bien sûr, on l'espère toujours."

     

    Andrea Arnold (Prix du jury pour Fish Tank)

    "La dernière chose qu'on attend, c'est de faire l'unanimité. Ce n'est pas intéressant. Les cinéastes qui m'ont le plus influencés ? Les auteurs qui ont une conception très forte de leur art, comme David Lynch ou les frères Dardenne. On ne décide pas de faire un film pour la polémique. Mais on ne fait pas un film pour le public. Lars von Trier a dit que le public était ses invités. Je suis totalement d'accord avec lui. C'est ce que j'ai entendu de plus marquant durant mes deux semaines à Cannes. On essaie de faire quelque chose d'intègre, on vous le présente, donc vous êtes nos invités. Après, c'est bien que vous réagissiez, quelle que soit cette réaction."

     

     

     

     

  • Gilles Jacob blessé

    Gilles Jacob a fait une chute, déséquilibré par une voiture qui roulait à faible allure. Résultat: le président du festival, toujours très élégant, a dû porter un bras en écharpe.

  • Toutes les Palmes d'or

    Les Palmes d'or de 1955 à 2008

    Jusqu'en 1954, le Festival de Cannes décernait un Grand Prix du Festival International du Film. Ce n'est qu'en 1955 que la Palmed'or, choisie après un concours, a été remise au vainqueur. Formée d'une tige et de 19 feuilles en or 24 carats, son prix est estimé à 20.000 euros.

    Voici la liste des gagnants:

    2008 Entre les murs, de Laurent Cantet
    2007 Quatre mois, trois semaines et deux jours, de Cristian Mungiu
    2006 Le vent se lève, de Ken Loach
    2005 L'enfant, de Luc et Jean-Pierre Dardenne
    2004 Fahrenheit 9/11, de Michael Moore
    2003 Elephant, de Gus Van Sant
    2002 The Pianist, de Roman Polanski
    2001 La chambre du fils, de Nanni Moretti
    2000 Dancer in the dark, de Lars Von Trier
    1999 Rosetta, de Luc et Jean-Pierre Dardenne
    1998 L'éternité et un jour, de Theo Angelopoulos
    1997 L'anguille, de Shohei Imamura, et Le goût de la cerise, d'Abbas Kiarostami
    1996 Secrets et mensonges, de Mike Leigh
    1995 Underground, d'Emir Kusturica
    1994 Pulp fiction, de Quentin Tarantino
    1993 La leçon de piano, de Jane Campion, et Adieu ma concubine, de Chen Kaige
    1992 Les meilleures intentions, de Bille August
    1991 Barton Fink, d'Ethan et Joel Coen
    1990 Sailor et Lula, de David Lynch
    1989 Sexe, mensonges et vidéo, de Steven Soderbergh
    1988 Pelle le conquérant, de Bille August
    1987 Sous le soleil de satan, de Maurice Pialat
    1986 The mission, de Roland Joffe
    1985 Papa est en voyage d'affaires, d'Emir Kusturica
    1984 Paris Texas, de Wim Wenders
    1983 La ballade de Narayama, de Shohei Imamura
    1982 Missing, de Costa-Gavras, et Yol, d'Yilmaz Guney
    1981 L'homme de fer, d'Andrzej Wajda
    1980 Kagemusha, d'Akira Kurosawa, et Que le spectacle commence, de Bob Fosse
    1979 Le tambour, de Völker Schlondorff, et Apocalypse Now, de Francis Ford Coppola
    1978 L'arbre aux sabots, d'Ermanno Olmi
    1977 Padre Padrone, de Vittorio et Paolo Taviani
    1976 Taxi Driver, de Martin Scorsese
    1975 Chronique des années de braise, de Mohammed Lakhdar-Hamina
    1974 Conversation secrète, de Francis Ford Coppola
    1973 La Méprise, d'Alan Bridges, et L'Épouvantail, de Jerry Schatzberg
    1972 La classe ouvrière va au paradis, d'Elio Petri, et L'Affaire Mattei, de Francesco Rosi
    1971 Le Messager, de Joseph Losey
    1970 M.A.S.H., de Robert Altman
    1969 If..., de Lindsay Anderson
    1968 festival interrompu
    1967 Blow-Up, de Michelangelo Antonioni
    1966 Un homme et une femme, de Claude Lelouch, et Ces messieurs dames, de Pietro Germi
    1965 Le Knack... et comment l'avoir, de Richard Lester
    1964 Les parapluies de Cherbourg, de Jacques Demy
    1963 Le Guépard, de Luchino Visconti
    1962 La parole donnée, d'Anselmo Duarte
    1961 Viridiana, de Luis Buñuel, et Une aussi longue absence, d'Henri Colpi
    1960 La dolce vita, de Federico Fellini
    1959 Orfeu negro, de Marcel Camus
    1958 Quand passent les cigognes, de Mikhail Kalatozov
    1957 La loi du seigneur, de William Wyler
    1956 Le monde du silence, de Jacques-Yves Cousteau et Louis Malle
    1955 Marty, de Delbert Mann