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  • Les réactions des gagnants 2013

    Voici les réactions des principaux gagnants recueillies hier soir, après la cérémonie de clôture du Festival de Cannes.

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  • Un bilan (très) personnel

     

    Si j'incarnais à moi seul Steven Spielberg, Nicole Kidman, Daniel Auteuil, Ang Lee et Christoph Waltz, je tournerais sur les plus beaux plateaux du monde entre deux nuits de repos dans des hôtels cinq étoiles au lieu de courir après les stars sur la Croisette. Ce n'est hélas pas le cas. Le jury ne m'a pas invité à délibérer avec lui. On peut donc évacuer tout de suite le petit jeu débile des pronostics qui tient autant des goûts individuels que du vogelpik. A chacun son job après tout.

    A la place, voici un bilan personnel à quelques heures de la clôture du Festival de Cannes, sans aucun rapport avec le futur palmarès. En toute mauvaise foi.

    Que retenir de la compétition, 66e du nom ?

    • Quel accent. Les acteurs français ont la cote aux USA, mais avec des accents est-européens. Mathieu Amalric en psy hongrois dans Jimmy P. ou Marion Cotillard en immigrée polonaise obligée de se prostituer pour survivre dans The Immigrant versent tous deux dans une prononciation tellement inhabituelle pour nous qu'elle en devient dérangeante.

    • Le cauchemar américain. Avec The Bling Ring, Sofia Coppola tirait déjà le portrait de la jeunesse branchée pour qui les grands idéaux ont été remplacés par les marques chics promotionnées par les stars. Terrifiant. Avec Nebraska, Alexander Payne plonge lui au cœur de l'Amérique profonde. Celle qui requalifie un viol d'agression sexuelle parce que « ce n'est pas du tout la même chose », où la valeur s'échelonne à la voiture possédée. L'appât du gain y est plus important que LA valeur dont parlent tous les films d'outre-Atlantique, la famille. Quand on voit ça, on se dit que la vie est quand même belle chez nous. Non, vraiment, le rêve américain n'est plus ce qu'il était.

    • La décadence. L'Europe en prend aussi pour son grade. Paolo Sorrentino aborde la décadence européenne dans La grande bellezza. Avec humour, détachement, un sens consommé du ridicule et du beau en même temps. Toni Servillo, en snobinard futile, nous sert de guide dans les plus beaux palais de Rome. Un enchantement farfelu.

    • A contre-courant. Pour faire crédible dans le métier, il paraît qu'il faut aimer ce que tout le monde rejette. Alors ça y est, je viens de gagner des galons vers la reconnaissance nombrilistique journalistique. Tout le monde a détesté Wara No Tate de Takashi Miike. Pas moi. Même s'il aurait pu mieux utiliser certains ressorts pour créer plus de tensions et de soupçons, l'histoire repose sur une idée géniale: cinq policiers doivent protéger le pire des violeurs contre le reste du Japon , un milliardaire ayant promis un million de yen à qui le tuerait. Comment savoir qui va tenter sa chance parmi le public ou ceux censés le protéger ? Voilà du bon divertissement. Même s'il ne figurera sans doute pas au palmarès. Bon pour ma snobitude, ça...

     

  • "Jésus coproducteur"

    L'effervescence monte en vue de la clôture du Festival. Avec l'annonce des Visiteurs 3, quelques vacheries et bons mots dont on ne se lasse pas.

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