Blogs DHNET.BE
DHNET.BE | Créer un Blog | Avertir le modérateur

- Page 2

  • Les sportifs, c'est encore et toujours le top

    Taper sur Tyson

     

    Sont-ce les ravages de l’alcool ou des films soporifiques ? Toujours est-il que les Festivaliers sont particulièrement inconscients cette année. La plupart d’entre eux viennent en effet taper sur l’épaule de Mike Tyson, en tenue de jogging grise, pendant qu’il se balade avec sa fille (en robe de soirée verte, elle). D’accord, il n’est pas grand, n’a plus 20 ans et s’est empâté, mais de là à risquer un retour de flamme de ses vieux réflexes, il y a qu’un pas qu’il vaut mieux laisser franchir par d’autres…

     

     

    Il n’y en a plus que pour les sportifs

     

    Spike Lee, à la recherche depuis une éternité d’un succès public, a bien senti d’où soufflait le vent cette année. Au vu des déchaînements de foule déclenchés par Mike Tyson et Diego Maradona, il a annoncé sur la Croisette son intention de tourner un documentaire sur le plus grand joueur de basket de tous les temps, Michael Jordan. Cerise sur le gâteau : il bénéficiera de l’aide de la NBA. Objectif : être présent à Cannes l’an prochain avec le portrait de His Highness, qui contrairement aux idoles sportives de cette année, n’a pas sombré dans les problèmes d’alcool et de drogue. Tout au plus a-t-il un petit penchant pour les jeux de casino…

     

     

    Ambiance familiale

     

    Ambiance très familiale à Cannes. Quand on ne parle pas des futurs jumeaux d’Angelina Jolie, de Mike Tyson ou de Diego Maradona dont la priorité absolue est désormais d’élever leurs enfants (pas ensemble, on vous rassure…), on voit Antoine de Caunes et sa fille Emma monter ensemble les marches du Palais du Festival. Lui en smoking, elle en mini robe blanche. Puis Nick Nolte, barbu, les imiter avec son fils (barbu aussi mais nettement plus chevelu) Brawley. Ou alors, Jennifer Lynch, fille de l’immense David (qui a d’ailleurs signé l’affiche de ce 61e Festival) présente en compétition officielle La surveillance. Dommage que Justine et son papa ne soient pas là : ils seraient parfaitement dans le ton sportif familial de cette grande fête du cinéma.

     

     

    Question de comportement

     

    Puff Daddy, dont l’apport à la culture cinématographique rappelle éminemment ceux de Mike Tyson et de Diego Maradona, a créé une émeute en se rendant dans… un magasin de luxe. Si c’est pas glamour, ça ! Le hasard veut que Brad Pitt et Angelina Jolie ont fait leurs courses en toute discrétion dans la rue la plus commerçante de Cannes. Question de comportement, tout simplement.

     

     

     

    Rien que des chefs-d’œuvre

     

    Le nouveau sport national à Cannes, c’est d’applaudir le plus longtemps possible les films. Même ceux qu’on n’aime pas. Depuis que Canal +  s’amuse à chronométrer la durée des clapotements de main à la fin des films, les huées ont disparu : il ne reste plus que des chefs-d’œuvre que le public « aaaaddddooooorrrrreeee ». En compétition officielle, c’est Le silence de Lorna, des frères Dardenne, qui a fait le plus de bruit. Mais est-ce que tout ce tapage influence vraiment le jury ?

     

     

    Le top

     

    Dans le même registre des classements indispensables qui éclipsent le drame birman, c’est l’imbattable Petra Nemcova qui gagne celui du décolleté le plus vertigineux du Festival. De très peu (de tissu) devant Natacha Amal et Ophélie Winter. Pour le hit-parade de la grande classe, c’est la même chose.

     

     

    Pas distribués

     

    De très nombreux films événements du Festival n’ont pas trouvé de distributeur en Belgique. Comme Two lovers, une comédie romantique décalée pourtant très réussie de James Gray (avec Joaquin Phoenix et Gwyneth Paltrow à l’affiche !) ou l’interminable Che (4 h 28) de Steven Soderbergh. Explication d’une des sociétés belges les plus actives à Cannes : « Qui a envie d’aller voir un film Gwyneth Paltrow ? » Vu comme ça, on suppose que le grand public, en Belgique, est nettement plus attiré par les productions nord-coréennes que par les films hollywoodiens. Et on a vu quelques films parfaitement soporifiques qui feraient très chic dans certains catalogues belges...

     

     

    Toujours pas de Palme

     

    Pour les Français, pas de doute : Un conte de Noël d’Arnaud Desplechin ne peut que l’emporter. La presse internationale ne le voit même pas sur le podium. Et les Américains plébiscitent L’échange de Clint Eastwood. Pour l’instant, aucun film ne fait donc l’unanimité. Si ce n’est le Woody allen, Vicky Cristina Barcelona, malheureusement présenté hors compétition.

     

     

    Sens dessus dessous

     

    Les sportifs et les chanteurs jouent aux comédiens à Cannes. Et les acteurs, eux, font de la musique. Comme Andy Garcia qui a fait apprécier ses talents vocaux tout en jouant du tambourin. Les journalistes, eux, écrivent : est-ce vraiment normal ?

  • Cannes, c'est sportif

     

    Vive le sport

     

    Les cinéphiles cannois, si prompts à démolir tout ce qui vient d’Hollywood, perdent tout contrôle dès qu’un sportif met les pieds sur la Croisette. Après Mike Tyson, accueilli comme une superstar, Diego Maradona a bénéficié de l’accueil le plus délirant qu’on puisse imaginer. Ainsi, un collègue pourtant très pointu lui a déclaré qu’après l’avoir vu, il savait désormais que Dieu existe ! D’autres acharnés du 7e art lui ont demandé de pronostiquer la finale de l’Euro 2008 (il voit l’Espagne) ou de la Ligue des Champions (là, c’est Manchester United qui a la faveur de ses pronostics). A la fin de sa conférence de presse, le lutin argentin (1,64 m) a été littéralement assailli de demandes d’autographes. Plus que n’en pourrait rêver Tom Cruise, pourtant champion olympique de la spécialité. Pas mal  pour un ex-drogué, ex-dopé, ex-alcoolique dont le discours atteint dans le sublime des sommets jusque-là uniquement réservés à Steven Seagal. Vivement le prochain documentaire cannois sur un de ces génies qui parvient à taper sur quelque chose ou quelqu’un.

     

     

    Carrosse d’or pour Jim Jarmusch

     

    Le prix ne dit rien à personne mais a fait très plaisir à Jim Jarmusch, Carrosse d’or à Cannes pour l’ensemble de sa carrière. Le cinéaste, Caméra d’or en 1984 avec Stranger than paradise, a accueilli la récompense avec sa distance habituelle : « C’est un grand honneur. Le prix n’est pas essentiel dans la carrière d’un réalisateur, mais c’est assez valorisant. J’essaie de ne pas trop le prendre au sérieux car nous ne faisons que des films après tout. Et puis, le besoin de reconnaissance peut devenir un piège. » Voilà un Carrosse d’or qui risque de finir dans une caisse dans un grenier.

     

     

    Petra Nemcova est partout

     

    Il faut le faire exprès pour ne pas croiser Petra Nemcova à Cannes. Ou alors se faire jeter de toutes les soirées mondaines au bout de quelques minutes. La top modèle la plus déshabillée du Festival a une nouvelle fois attiré l’attention en annonçant ses débuts en tant que… réalisatrice. Titre du film : The love evolution. Tout un programme. Qu’elle vend avec beaucoup d’humour : « Je suis sûre que plein de personnes aimeraient qu’il y ait quelques acteurs super sexy ou quelques scènes de sex gratinées. Mais ce n’est pas le cas. Ce sera seulement une histoire sur un amour pur, située sur un plan humanitaire. »  Demain, on suppose qu’elle annoncera l’ouverture de son propre studio de production…

     

     

    Cendres Ardant…

     

    Petra Nemcova n’est pas la seule à annoncer ses débuts derrière la caméra. Fanny Ardant a décidé d’adapter l’œuvre de Paolo Sorrentino, Cendres et sang. Annoncé comme un drame Shakespearien. Allez savoir pourquoi, il y avait 100 fois plus de monde pour l’annonce de Petra Nemcova. Pas de doute : Cannes, c’est le paradis de la cinéphilie.

     

     

    Palme française…

     

    La France attend avec une impatience non dissimulée d’enfin récolter la Palme d’or, qui lui échappe depuis Le soleil de satan de Maurice Pialat. Du coup, dans la presse hexagonale, pas de doute, la Palme va aller à Un conte de Noël. Par contre, dès qu’on consulte la presse spécialisée anglophone, qui regroupe l’avis de journalistes du monde entier, Un conte de Noël n’obtient plus qu’un simple succès d’estime. Loin derrière Trois singes, 24 City ou Waltz with Bashir, des films pourtant très loin de faire l’unanimité. Non, non, ils ne sont pas chauvins les Français…

     

     

    Chabat chanteur

     

    Alain Chabat déambule partout sur la Croisette dans un costume blanc hyper ringard, avec une perruque noire que même Frédéric François trouverait ridicule. Et il chante les pires débilités sous le pseudo de Gilles Gabriel, chanteur qui a disparu des hit-parades depuis les années 70. Pas juste pour le plaisir de massacrer les tubes : Gilles Gabriel est le héros de La personne aux deux personnes, une comédie qu’il défend à Cannes.  L’an dernier, il était venu en tant que Shrek français et l’année d’avant, en tant que M. Bricolage entouré de Bricolettes hyper sexy. Cannes sans Chabat, ce serait nettement moins drôle.

     

     

    Y’a pas d’heure pour être chic

     

    Il y a une chose que j’adore à Cannes : quelle que soit l’heure du jour et de la nuit, on est sûr de croiser des smokings et robes de soirées ultrachics. A 7 h du matin, cela fait un choc. Mais quel chic…

     

     

    Monsieur Pinkett

     

    Une fois n’est pas coutume, Will Smith se fait volontairement voler la vedette par sa femme, Jada Pinkett-Smith, qui présente sur la Croisette sa première réalisation : The Human Contract. Ils sont de toutes les soirées branchées, mais sur les photos, il parvient toujours à être derrière sa femme. Il a dû énormément étudier le comportement de Bill Clinton…

     

     

     

  • Ce cher Indy

    Ce cher Indy

     

    Indiana Jones et le royaume du crâne de cristal sort ce mercredi en Belgique. Son budget : 185 millions de dollars. Auxquels il convient de rajouter 150 millions de dollars pour sa campagne de promotion. Selon les spécialistes du marketing, le film de Steven Spielberg devra dépasser  les 500 millions de dollars au box-office planétaire pour être rentable en salle. Avant les juteuses rentrées liées aux droits télé et à la vente des DVD… Pour en savoir plus sur ce film-événement,  rendez-vous dans les pages Cinéma de La Dernière Heure – Les Sports de ce mercredi, avec notamment une interview exclusive de Karen Allen, de retour dans la saga après 27 ans d’absence.

     

     

    Un mot malheureux

     

    Il n’en faut pas beaucoup pour énerver Sean Penn. Mais parfois, sa fureur paraît légitime. Invité avec sa femme Robin Wright partager un souper entre stars, il s’est retrouvé à la même table que Petra Nemcova, sublime mannequin avec qui il s’est beaucoup affiché lors de sa rupture temporaire avec Robin Wright. Déjà gênante, la situation est devenue vraiment embarrassante lorsqu’une chargée de relations publiques a eu le malheur de présenter Petra Nemcova comme la nouvelle fiancée de Sean Penn. Le président du jury a vu rouge et s’est mis dans une colère noire.

     

     

    Mendiant snob

     

    La Palme du mendiant le plus original revient à cet Italien qui, sur le coup de minuit trente (ce matin, donc), arborait fièrement un panneau  en anglais : « Just for alcohol and drugs ». Vus les billets qui suivaient les sourires, l’adaptation au milieu ambiant porte ses fruits.

     

     

    Le choc des cultures

     

    Image surréaliste hier soir, sur les marches du palais, pour la présentation cannoise du film des frères Dardenne. Jackie Chan et deux acolytes sont venus faire des démonstration de kung-fu assez peu en rapport avec les thèmes du Silence de Lorna, l’immigration et les mariages blancs. Mais d’une certaine manière, cela résume bien le choc des cultures permanent du Festival.

     

     

    Il y a Cannes et Cannes

     

    L’inévitable question des journalistes épuisés par la bringue de la veille (« Que représente Cannes pour vous ? ») débouche généralement sur un océan de platitudes dithyrambiques. Seuls Eric et Ramzy ont évité le piège de la flagornerie et de la banalité : « Cannes, pour nous, ça représente surtout les vieilles personnes qui se promènent avec… »

     

     

    Garde du corps pour chien

     

    Membre du jury, Natalie Portman ne passe pas tout son temps dans les salles de cinéma. Elle promène aussi son yorkshire dans les rues de Cannes. Accompagnée d’un garde du corps, tout de même. Et même de l’indispensable petit sac en plastique pour les déjections canines. Cannes, c’est vraiment le paradis du glamour.

     

     

    C’est dans le sac pour Gwyneth

     

    Gwyneth Paltrow n’a pas fait le déplacement pour rien à Cannes. Venue présenter le nouveau film de James Gray, Two lovers, elle a profité de son séjour sur la Côte d’Azur pour présenter la prochaine campagne de publicité d’une marque de sacs et de vêtements dont elle est la nouvelle égérie. Rien d’inhabituel : à Hollywood, cinéma et pub ont toujours fait bon ménage.

     

     

    La haine

     

    Le torchon brûle entre Mathieu Kassovitz et Vincent Cassel, les deux ex-partenaires de La haine. Lors de la soirée du film L’ennemi numéro un, dans lequel le le copagnon de Monica Bellucci est incarne Jacques Mesrine, une dispute a éclaté entre les deux hommes. Mathieu Kassovitz a confirmé la bisbrouille mais a démenti les rumeurs de coups qui ont pourtant circulé avec insistance sur la Croisette : « C’est juste une engueulade pour des histoires qui ne concernent que nous. » Mais dont tout le monde est désormais au courant.

     

     

    Discrète

     

    Lily Allen ne passe pas inaperçue à Cannes. La chanteuse britannique n’a rien trouvé de mieux que de prendre un bain de soleil topless à la piscine d’un grand hôtel, sous l’œil attentif d’une multitude de journalistes et de photographes. Mais la technique a du bon : du coup, on parle un peu du documentaire de son papa, Keith Allen sur l’intrusion des médias dans la vie privée de Diana. Sans doute pour avoir quelque chose à écrire en légende des clichés…