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Mots Croisette - Page 5

  • Un smoking pour Haïti

    A quelques heures de la cérémonie d'ouverture du 67e Festival de Cannes, le maître d'oeuvre de la soirée, Lambert Wilson, s'est laissé aller à quelques confidences sur le style qu'il compte imposer.

    D'évidence, ce sera sans langue de bois. La preuve concernant son choix de smoking: "Depuis l'annonce, je suis assailli de demandes. Mais un smoking est un smoking. Je vais donc me tourner vers certaines marques qui vous proposent de l'argent que vous pouvez ensuite investir dans des associations. Ce sera pour Haïti." Et d'ajouter: "Le grand écart entre Cannes et Haïti, je le vis assez douloureusement parfois. Cette impression que cohabitent tellement de mondes opposés les uns aux autres et moi, je dois passer de l'un à l'autre."

    Lambert Wilson ne s'en cache pas: son discours lui torture l'esprit depuis deux mois. "La difficulté, c'est de parler encore de cinéma à des gens qui ont déjà tout entendu sur le sujet." Il promet donc d'être sobre, de ne pas pratiquer l'ironie qu'il apprécie tant et de surtout mettre en valeur ses invités. Pour cela, il a même renoncé à... chanter. C'est sans doute une excellente idée.

     

     

  • A Cannes, ça chauffe déjà

    16_21_05_990339743_6540923606a74d0ba767736b857b8364.jpgLe Festival n'a pas encore officiellement ouvert ses salles de projection que, déjà, l'ambiance monte solidement sur la Croisette. Gilles Jacob, qui préside pour la dernière fois le Festival de Cannes, a lancé un pavé dans la mare en demandant la construction d'un nouveau Palais des Festivals quitte à raser l'actuel, surnommé ici "le bunker". Quand on sait que ce dernier a été inauguré en 1982 puis agrandi et rénové au milieu des années 2000, on comprend que la proposition présidentielle fasse grincer quelques dents cannoises en cette période d'économies.

    "Je suis peut-être un Don Quichotte mais je me battrai pour ce projet qui ne sert pas seulement les intérêts du Festival, mais aussi le prestige de la France, a-t-il déclaré. Il s'agit, ici, d'être visionnaire, afin d'assurer l'avenir mondial du Festival."

    (Photo: AP)

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  • Le miracle belge se poursuit à Cannes

    Le jeu de mots pourri s'impose: avec Alleluia, le film de Fabrice du Welz sélectionné à la Quinzaine des réalisateurs, le miracle belge se répète. Le terme est à peine exagéré quand on voit la production en Fédération Wallonie-Bruxelles et le nombre de films présentés dans les deux très exigeantes compétitions cannoises. Deux jours, une nuit, des frères Dardenne (avec Marion Cotillard et Fabrizio Rongione) se retrouve en effet aussi en lice pour une troisième (et historique) Palme d'or.Cannes

    A quelques semaines de l'ouverture du Festival, une chose est sûre: nos représentants vont bien représenter la diversité de notre cinéma.

    Deux jours, une nuit retrace les mésaventures d'une femme (Marion Cotillard) amenée à convaincre les autres employés de sa société de renoncer à une prime pour sauver son emploi. Une course contre la montre: elle ne dispose que d'un week-end pour cela.

    CannesAlleluia wallonise par contre un fait divers qui a glacé le sang des Etats-Unis entre 1947 et 1949. Raymond Fernandez et Martha Beck, amants et serial killers, ont massacré une vingtaine de personnes durant ce laps de temps. Fabrice du Welz s'est inspiré de cette boucherie pour la replacer dans les Ardennes belges. Laurent Lucas tient le rôle principal aux côtés de Lola Duenas et Helena Noguerra.

    Pour les frères Dardenne, il s'agit d'une septième sélection cannoise (dont six en compétition officielle). Fabrice du Welz, lui, avait déjà été repris à la Semaine de la Critique voici tout juste dix ans, avec Calvaire.