Blogs DHNET.BE
DHNET.BE | Créer un Blog | Avertir le modérateur

cannes

  • Le miracle belge se poursuit à Cannes

    Le jeu de mots pourri s'impose: avec Alleluia, le film de Fabrice du Welz sélectionné à la Quinzaine des réalisateurs, le miracle belge se répète. Le terme est à peine exagéré quand on voit la production en Fédération Wallonie-Bruxelles et le nombre de films présentés dans les deux très exigeantes compétitions cannoises. Deux jours, une nuit, des frères Dardenne (avec Marion Cotillard et Fabrizio Rongione) se retrouve en effet aussi en lice pour une troisième (et historique) Palme d'or.Cannes

    A quelques semaines de l'ouverture du Festival, une chose est sûre: nos représentants vont bien représenter la diversité de notre cinéma.

    Deux jours, une nuit retrace les mésaventures d'une femme (Marion Cotillard) amenée à convaincre les autres employés de sa société de renoncer à une prime pour sauver son emploi. Une course contre la montre: elle ne dispose que d'un week-end pour cela.

    CannesAlleluia wallonise par contre un fait divers qui a glacé le sang des Etats-Unis entre 1947 et 1949. Raymond Fernandez et Martha Beck, amants et serial killers, ont massacré une vingtaine de personnes durant ce laps de temps. Fabrice du Welz s'est inspiré de cette boucherie pour la replacer dans les Ardennes belges. Laurent Lucas tient le rôle principal aux côtés de Lola Duenas et Helena Noguerra.

    Pour les frères Dardenne, il s'agit d'une septième sélection cannoise (dont six en compétition officielle). Fabrice du Welz, lui, avait déjà été repris à la Semaine de la Critique voici tout juste dix ans, avec Calvaire.

     

  • Halloween à Cannes

    Absent de marque

     

    Premier absent de marque pour l’ouverture du Festival : Ridley Scott. Qui s’est fait opérer du genou, suite à une mauvaise chute. Comme quoi il avait bien raison de demander à Russel Crowe de se charger des scènes d’action dans Robin des Bois.

     

    Halloween à Cannes

     

    Burton.jpgA peine arrivé et Tim Burton se fait déjà remarquer. En prenant tout son temps sur la Croisette pour poser avec ses fans ou répondre aux questions, ce qu’aucune star digne de ce nom ne fait plus désormais. Toujours facétieux, le président du jury a signé le livre d’or de l’hôtel en dessinant… un personnage d’Halloween à tête de citrouille. Cela a manifestement bien plus aux responsables de l’établissement, qui lui ont donné la suite royale (cela s’imposait), de 100 m², avec vue sur le Palais, la mer et la Croisette. Tout ça pour lui tout seul : Helena Bonham-Carter s’occupe des enfants à la maison.

     

     

     

    Le cochonnet à l'honneur

     

    En attendant de venir faire vibrer les foules sur les marches du Palais des Festivals, Mick Jagger et Diane Kruger se sont amusés à jouer à la pétanque à Saint-Tropez, lors d’une manifestation d’hommage à Karl Lagerfeld. Que tout le monde a eu le bon goût de ne pas confondre avec le cochonnet, généralement aussi rouge que le créateur a les cheveux blancs, il est vrai. Parmi les fans des boules, se trouvaient aussi Vanessa Paradis et Jerry Hall. Le monde est bien fait…

     

    La star, c'est JCVD

     

    van damme.jpgToutes les stars d’Hollywood fuient la Côte d’Azur comme la peste cette année, qui se charge de quand même maintenir un certain glamour californien sur un des plus beaux yachts de la jetée ? Eh oui, c’est notre Jean-Claude national, toujours bon pied (pourvu qu’il l’ait aussi marin) bon œil. Avec JCVD, le spectacle est assuré. Entre deux films kazakhs et coréens, cela ne fera vraiment pas de tort.

     

     

     

     

     

    La vie trépidante des palaces

     

    Il est des rencontres qui changent une vie. En déambulant nonchalamment dans le plus grand hôtel de Cannes, la démarche féline et l’œil en quête d’une de ces nombreuses bombes blondes qui ne pouvaient traîner sur la plage à cause de la pluie, on a croisé la très amusante Marianne James. Qui fit une description particulièrement cocasse et haute en couleur de la personne qu’elle recherchait. Si on s’ennuie trop lors des projections officielles, on pourra toujours organiser un remake de la Nouvelle Star. Avec elle et Jean-Claude Van Damme, on est sûr de créer l’événement.

     

    Pas de crétin pour Polanski

     

    Plusieurs cinéastes présents en compétition officielle à Cannes cette année ont signé une pétition en faveur de Roman Polanski. Sans surprise, les journalistes, qu'il avait qualifiés de "crétins" lors de sa dernière visite, n'ont pas été invités à apposer leur signature sur le document.

     

    Bardot et le festival des connes

     

    Brigitte Bardot, oubliant sans doute qu'elle doit tout au Festival de Cannes, a décidé de mettre en avant la cause animale en se moquant de la manifestation palmée avec un nouveau slogan: "Le cinéma a son festival de Cannes... La mode a son festival de connes !" La mémoire décidément défaillante, l'ex-starlette a aussi oublié de rendre à Pierre Desproges le slogan qu'elle détourné de ses Chroniques de la haine ordinaire. Pas sûr que tout cela donne envie de lui confier son phoque...

     

  • Tarantino attaqué

    Pas de langue de bois

     

    Sandrine Bonnaire n’a pas sa langue en poche. La preuve : « Faute de l’avoir vu, je ne peux pas me prononcer sur Soudain le vide, de Gaspar Noé, mais j’avais profondément détesté Irréversible. Par pour Las Von Trier qu’en général j’apprécie très modérément, sauf pour Breaking the waves. Si rejet j’avais, ce serait plus sur la sélection. Von Trier, Tarantino, Almodovar… On voit toujours les mêmes à Cannes. Vivement un peu d’audace et de découverte ! » En fait, elle dit tout haut ce que presque tout le monde pense tout bas.

    12_24_00_187987000_PHOTONEWS_10159358-070.jpg

     

    Tarantino taclé

     

    Firmine Richard, l’imposante actrice antillaise de La première étoile, a elle aussi balancé. Mais sur Quentin Tarantino. Tout ça parce que Jacky Ido, alias le compagnon black de Mélanie Laurent dans Inglorious Basterds, n’a pas monté les marches en même temps que le reste de l’équipe. « Les mêmes personnes qui vous disent grand bien d’Obama laissent de côté un petit Français de couleur. Trop, c’est tropn faut arrêter avec cette hypocrisie. »

     

    Assidu

     

    Quentin Tarantino n’était pas dans le jury cette année. Mais cela n’a pas changé grand-chose : ce boulimique a vu quasiment tous les films en compétition. Et a profité de son séjour pour se goinfrer tant et plus de pellicules. En quatre jours de temps, il aurait ainsi vu 17 films. Si on devait décompter tous ceux où ils se sont endormis, pas sûr que les membres du jury en auraient vus autant…

     

    Belles répliques

     

    Voici quelques répliques des films cannois qui pourraient devenir cultes :

     

    « Je ne suis pas un homme, je suis Cantona ! » (Looking for Eric)

    « On ne peut pas faire confiance à quelqu’un qui passe ses journées au cinéma » (Map of the sounds of Tokyo)

    « Ils vont se droguer la journée et violer le bétail la nuit » (Taking Woodstock)

    « Les films, il faut les terminer, même en aveugle » (Etreintes brisées)

     

     

     

    Qui va gagner ?

     

    Franchement, si je le savais, au lieu de l’écrire, je serais déjà dans un bureau de bookmakers. Le grand favori reste Un prophète de Jacques Audiard. Il a séduit autant les cinéphiles pointus que les tenants d’un cinéma plus populaire. A titre personnel, mon coup de cœur va à Looking for Eric, de Ken Loach. Cette comédie parfois désopilante, qui peut compter sur des répliques cultes d’Eric Cantona, traite avec une intelligence réjouissante des valeurs authentiques du foot, comme l’amitié, la solidarité (et pas juste le fric comme trop souvent), tout en élargissant le sujet à un supporter du peuple, un de ces braves types foncièrement sympathiques qui éprouvent du mal à s’en sortir avec un maigre salaire et des enfants si difficiles à élever. Autre film qui m’ont beaucoup touché : A l’origine de Xavier Giannoli, l’histoire vraie d’un petit escroc qui fait construire un morceau d’autoroute et rend de l’espoir à toute une région. Enfin, même si le film divise, le nouveau Tarantino, Inglorious Basterds, m’a séduit par ses parodies du western, son ton décalé, ce sens du spectacle qui fait qu’en dépit d’incohérences flagrantes, on ne voit pas les 2 h 40 de projection passer.

     

    Qui devrait perdre ?

     

    Les films prétentieux et soporifiques n’ont pas manqué cette année. A commencer par le Ruban blanc de Michael Haneke, drame longuissime en noir et blanc (et en allemand) qu’aucun rebondissement ne vient agrémenter. De toute façon, dès la première scène, le narrateur annonce la couleur : le mystère reste entier sur l’affaire qu’il va décrire. Tout ça pour démontrer que l’éducation est à la base des dérives militaristes de l’Allemagne avant la première guerre mondiale. Autre œuvre qu’il faut aimer pour se démarquer et démontrer qu’on a compris ce que tout le monde déteste : Antichrist de Lars von Trier. Le même navet qui développe des théories aussi moyenâgeuses sur les femmes (incarnation du mal pour le cinéaste) serait voué aux gémonies signé par un inconnu. Mais c’est von Trier, alors même ses scènes d’une cruauté insoutenable (Charlotte Gainsbourg qui se coupe le sexe avec des ciseaux, en gros plan) passent pour géniales. Quelle arnaque ! Pourvu qu’aucun de ces films ne gagne quoi que ce soit. Mais vu les choix professionnels d’Isabelle Huppert, on peut craindre le pire.

     

    Ambiance

     

    Les rumeurs ne cessent de circuler autour d'Isabelle Adjani, qui doit remettre la Caméra d'or ce soir alors qu'il était prévu au départ qu'elle décerne la Palme d'or. La première version précisait qu'Isabelle Adjani ne voulait pas être considérée comme faisant partie de l'ancienne génération du cinéma, celle qu'on qualifie de monstres sacrés. Mais le bruit qui circule avec insistance pour l'instant à Cannes veut qu'Isabelle Huppert n'aurait pas apprécié du tout qu'Isabelle Adjani lui vole une parcelle de vedette, vu le peu d'amitié qui les unirait. Ambiance.