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cinéma

  • Halloween à Cannes

    Absent de marque

     

    Premier absent de marque pour l’ouverture du Festival : Ridley Scott. Qui s’est fait opérer du genou, suite à une mauvaise chute. Comme quoi il avait bien raison de demander à Russel Crowe de se charger des scènes d’action dans Robin des Bois.

     

    Halloween à Cannes

     

    Burton.jpgA peine arrivé et Tim Burton se fait déjà remarquer. En prenant tout son temps sur la Croisette pour poser avec ses fans ou répondre aux questions, ce qu’aucune star digne de ce nom ne fait plus désormais. Toujours facétieux, le président du jury a signé le livre d’or de l’hôtel en dessinant… un personnage d’Halloween à tête de citrouille. Cela a manifestement bien plus aux responsables de l’établissement, qui lui ont donné la suite royale (cela s’imposait), de 100 m², avec vue sur le Palais, la mer et la Croisette. Tout ça pour lui tout seul : Helena Bonham-Carter s’occupe des enfants à la maison.

     

     

     

    Le cochonnet à l'honneur

     

    En attendant de venir faire vibrer les foules sur les marches du Palais des Festivals, Mick Jagger et Diane Kruger se sont amusés à jouer à la pétanque à Saint-Tropez, lors d’une manifestation d’hommage à Karl Lagerfeld. Que tout le monde a eu le bon goût de ne pas confondre avec le cochonnet, généralement aussi rouge que le créateur a les cheveux blancs, il est vrai. Parmi les fans des boules, se trouvaient aussi Vanessa Paradis et Jerry Hall. Le monde est bien fait…

     

    La star, c'est JCVD

     

    van damme.jpgToutes les stars d’Hollywood fuient la Côte d’Azur comme la peste cette année, qui se charge de quand même maintenir un certain glamour californien sur un des plus beaux yachts de la jetée ? Eh oui, c’est notre Jean-Claude national, toujours bon pied (pourvu qu’il l’ait aussi marin) bon œil. Avec JCVD, le spectacle est assuré. Entre deux films kazakhs et coréens, cela ne fera vraiment pas de tort.

     

     

     

     

     

    La vie trépidante des palaces

     

    Il est des rencontres qui changent une vie. En déambulant nonchalamment dans le plus grand hôtel de Cannes, la démarche féline et l’œil en quête d’une de ces nombreuses bombes blondes qui ne pouvaient traîner sur la plage à cause de la pluie, on a croisé la très amusante Marianne James. Qui fit une description particulièrement cocasse et haute en couleur de la personne qu’elle recherchait. Si on s’ennuie trop lors des projections officielles, on pourra toujours organiser un remake de la Nouvelle Star. Avec elle et Jean-Claude Van Damme, on est sûr de créer l’événement.

     

    Pas de crétin pour Polanski

     

    Plusieurs cinéastes présents en compétition officielle à Cannes cette année ont signé une pétition en faveur de Roman Polanski. Sans surprise, les journalistes, qu'il avait qualifiés de "crétins" lors de sa dernière visite, n'ont pas été invités à apposer leur signature sur le document.

     

    Bardot et le festival des connes

     

    Brigitte Bardot, oubliant sans doute qu'elle doit tout au Festival de Cannes, a décidé de mettre en avant la cause animale en se moquant de la manifestation palmée avec un nouveau slogan: "Le cinéma a son festival de Cannes... La mode a son festival de connes !" La mémoire décidément défaillante, l'ex-starlette a aussi oublié de rendre à Pierre Desproges le slogan qu'elle détourné de ses Chroniques de la haine ordinaire. Pas sûr que tout cela donne envie de lui confier son phoque...

     

  • Tarantino attaqué

    Pas de langue de bois

     

    Sandrine Bonnaire n’a pas sa langue en poche. La preuve : « Faute de l’avoir vu, je ne peux pas me prononcer sur Soudain le vide, de Gaspar Noé, mais j’avais profondément détesté Irréversible. Par pour Las Von Trier qu’en général j’apprécie très modérément, sauf pour Breaking the waves. Si rejet j’avais, ce serait plus sur la sélection. Von Trier, Tarantino, Almodovar… On voit toujours les mêmes à Cannes. Vivement un peu d’audace et de découverte ! » En fait, elle dit tout haut ce que presque tout le monde pense tout bas.

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    Tarantino taclé

     

    Firmine Richard, l’imposante actrice antillaise de La première étoile, a elle aussi balancé. Mais sur Quentin Tarantino. Tout ça parce que Jacky Ido, alias le compagnon black de Mélanie Laurent dans Inglorious Basterds, n’a pas monté les marches en même temps que le reste de l’équipe. « Les mêmes personnes qui vous disent grand bien d’Obama laissent de côté un petit Français de couleur. Trop, c’est tropn faut arrêter avec cette hypocrisie. »

     

    Assidu

     

    Quentin Tarantino n’était pas dans le jury cette année. Mais cela n’a pas changé grand-chose : ce boulimique a vu quasiment tous les films en compétition. Et a profité de son séjour pour se goinfrer tant et plus de pellicules. En quatre jours de temps, il aurait ainsi vu 17 films. Si on devait décompter tous ceux où ils se sont endormis, pas sûr que les membres du jury en auraient vus autant…

     

    Belles répliques

     

    Voici quelques répliques des films cannois qui pourraient devenir cultes :

     

    « Je ne suis pas un homme, je suis Cantona ! » (Looking for Eric)

    « On ne peut pas faire confiance à quelqu’un qui passe ses journées au cinéma » (Map of the sounds of Tokyo)

    « Ils vont se droguer la journée et violer le bétail la nuit » (Taking Woodstock)

    « Les films, il faut les terminer, même en aveugle » (Etreintes brisées)

     

     

     

    Qui va gagner ?

     

    Franchement, si je le savais, au lieu de l’écrire, je serais déjà dans un bureau de bookmakers. Le grand favori reste Un prophète de Jacques Audiard. Il a séduit autant les cinéphiles pointus que les tenants d’un cinéma plus populaire. A titre personnel, mon coup de cœur va à Looking for Eric, de Ken Loach. Cette comédie parfois désopilante, qui peut compter sur des répliques cultes d’Eric Cantona, traite avec une intelligence réjouissante des valeurs authentiques du foot, comme l’amitié, la solidarité (et pas juste le fric comme trop souvent), tout en élargissant le sujet à un supporter du peuple, un de ces braves types foncièrement sympathiques qui éprouvent du mal à s’en sortir avec un maigre salaire et des enfants si difficiles à élever. Autre film qui m’ont beaucoup touché : A l’origine de Xavier Giannoli, l’histoire vraie d’un petit escroc qui fait construire un morceau d’autoroute et rend de l’espoir à toute une région. Enfin, même si le film divise, le nouveau Tarantino, Inglorious Basterds, m’a séduit par ses parodies du western, son ton décalé, ce sens du spectacle qui fait qu’en dépit d’incohérences flagrantes, on ne voit pas les 2 h 40 de projection passer.

     

    Qui devrait perdre ?

     

    Les films prétentieux et soporifiques n’ont pas manqué cette année. A commencer par le Ruban blanc de Michael Haneke, drame longuissime en noir et blanc (et en allemand) qu’aucun rebondissement ne vient agrémenter. De toute façon, dès la première scène, le narrateur annonce la couleur : le mystère reste entier sur l’affaire qu’il va décrire. Tout ça pour démontrer que l’éducation est à la base des dérives militaristes de l’Allemagne avant la première guerre mondiale. Autre œuvre qu’il faut aimer pour se démarquer et démontrer qu’on a compris ce que tout le monde déteste : Antichrist de Lars von Trier. Le même navet qui développe des théories aussi moyenâgeuses sur les femmes (incarnation du mal pour le cinéaste) serait voué aux gémonies signé par un inconnu. Mais c’est von Trier, alors même ses scènes d’une cruauté insoutenable (Charlotte Gainsbourg qui se coupe le sexe avec des ciseaux, en gros plan) passent pour géniales. Quelle arnaque ! Pourvu qu’aucun de ces films ne gagne quoi que ce soit. Mais vu les choix professionnels d’Isabelle Huppert, on peut craindre le pire.

     

    Ambiance

     

    Les rumeurs ne cessent de circuler autour d'Isabelle Adjani, qui doit remettre la Caméra d'or ce soir alors qu'il était prévu au départ qu'elle décerne la Palme d'or. La première version précisait qu'Isabelle Adjani ne voulait pas être considérée comme faisant partie de l'ancienne génération du cinéma, celle qu'on qualifie de monstres sacrés. Mais le bruit qui circule avec insistance pour l'instant à Cannes veut qu'Isabelle Huppert n'aurait pas apprécié du tout qu'Isabelle Adjani lui vole une parcelle de vedette, vu le peu d'amitié qui les unirait. Ambiance.

     

     

  • Glamour

    Glamour à la belge

     

    12_25_21_262012000_France_Cannes_A_Town_Called_Panic_Photo_Call_CAN110.jpgLes films belges ne sont pas nombreux à Cannes. Mais ils bénéficient d’une promotion assez surréaliste qui leur vaut une couverture médiatique fort importante. Après les cyclistes barbus qui ont traversé la Croisette entièrement nus pour les besoins de La merditude des choses, Stéphane Aubier et Vincent Patar ont réussi à attirer l’attention sur eux. Tout d'abord lors d'un photocall, en apparaissant aux côtés de Jeanne Balibar et, surtout, de deux jouets géants. Puis, en séance de minuit, lors de la présentation officielle de Panique au village. Ils sont en effet arrivés au pied des marches du palais… en tracteur. Cela doit être ça, le glamour à la belge.

     

    (Photo Belga)

     

    Glamour montagnard

     

    L’équipe de Première étoile, a monté les marches en smoking et robes de soirée de circonstances… au-dessus d’énormes moon boots. Anne Consigny eut beau sortir la jambe sensuellement de sa robe rouge très échancrée, avec ses après-ski, c’était à peu près aussi sexy  que le tracteur de Panique au village.

     

    Glamour classe

     

    12_22_02_019094000_PHOTONEWS_10159358-064.jpgUn petit cliché en dit parfois long sur la personnalité. Qui dire de celui-ci, si ce n'est que Paris Hilton a décidément la grande classe. Et un sens inné du geste précis. Tout comptes faits, il n'est pas si mal que ça, le tracteur de Panique au Village.Et puis, lui, il tient la route, pas comme l'héritière qui s'est plantée sur le tapis rouge de l'Amfar devant des photographes qui n'en demandaient pas tant.

     

    (Photonews)

     

    Transparence

     

    Mademoiselle Agnès, la chroniqueuse de Canal +, n'a pas chuté sur le tapis rouge de l'Amfar. Mais elle a fait tomber plus d'un spectateur de sa chaise. Elle est apparue dans un chemisier noir à petits pois... totalement transparent. Avec rien en dessous. La recette miracle pour faire parler de soi est presque aussi vieille que le Festival, mais elle marche toujours.

     

    20.000 dollars pour un baiser

     

    Si Robert Pattinson doutait encore de son charme (ce dont on doute, vu que le moindre de ses déplacements sur la Croisette est perceptible à l'autre bout de Cannes en raison des cris stridents de ses fans), c'est définitivement terminé. Deux fans ont en effet déboursé chacunes 20.000 dollars pour avoir le droit de l'embrasser. Pas en même temps, on suppose.Ou alors, Robert Pattinson est vraiment un rat.

     

    Cannes favorable aux amours

     

    Le Festival de Cannes semble réussir à Sean Penn et Robin Wright. L'an dernier, alors qu'il était président, ils s'étaient rabibochés durant la quinzaine azuréenne. Cette année, Sean Penn a retiré sa demande de divorce alors que Robin Wright est juré aux côtés d'Isabelle Huppert. On peut donc pronostiquer sans risque d'erreur qu'ils demanderont tous les deux à revenir à Cannes l'an prochain. Histoire de laisser encore une chance à leur histoire d'amour.

     

    Toutes folles de Julien Doré

     

    Julien Doré a pu constater, lors de son mini-concert très privé à Cannes, pourquoi les Français l’avaient élu l’homme le plus sexy du moment. Au premier rang, la groupie la plus déchaînée n’était autre que Sharon Stone. Un peu derrière, tout aussi enthousiastes, on pouvait reconnaître Mélanie Laurent (sublime dans le nouveau film de Quentin Tarantino, Inglorious Basterds), Cécille Cassel, Emma de Caunes, Léa Drucker et Rachida Brakni. Reste à espérer pour Julien Doré qu’Eric Cantono, alias Monsieur Rachida Brakni, ne soit pas trop jaloux. Le chanteur doit bien rendre 25 centimètres et 30 kilos de muscles à l’ex-footballeur.

     

    Quel pro du foot !

     

    16_01_02_479586000_01737640.jpgDans le registre « On se demande ce qu’il fait sur la Croisette mais il y vient en vedette », Steven Gerrard, le capitaine de l’équipe de foot de Liverpool, a effectué un crochet remarqué par le Festival. Peut-être pour apprendre à être meilleur comédien sur un terrain de foot au moment de simuler une blessure ou un penalty… Quel pro, quand même.

     

    (Photo AP)

     

    Emma pas froid aux yeux

     

    22_20_54_919626000_01736979.jpgEmma de Caunes, qui avait déjà fait la couverture (et même quelques pages supplémentaires) d’un magazine masculin sur papier glacé, n’a décidément pas froid aux yeux. Elle va d’abord incarner un joli modèle pour un film consacré au peintre Giovanni Ribisi, avant d’offrir sa version de Marilyn dans L’amour de l’art au théâtre. Puis elle tournera Papa was a Rolling Stone. En attendant, elle arpente la Croisette avec une collection de robes plus minis les unes que les autres. C’est ce qu’on appelle soigner sa popularité.

     

    (Photo Belga)

     

    Pas consensuelle

     

    Mathilde Seigner n’a jamais eu sa langue en poche. « En 20 ans de carrière, je me suis fait un public, mais je suis lucide : alors que j’ai développé une empathie avec le public, j’énerve le métier. Je me sens d’ailleurs un peu rejetée par cette profession où règne la pensée unique. » Résultat : elle aimerait passer derrière la caméra, d’ici 2011. « J’ai 42 ans, un enfant de 22 mois et j’ai envie de parler de cette expérience sur un ton cruel et corrosif, mais je ne jouerai pas dedans. » Dans un milieu où règle la pensée unique, cela ne va pas être facile de convaincre les producteurs.

     

    Marion Cotillard sous les mers

     

    Marion Cotillard, qu’on n’a pu apercevoir aux côtés de Guillaume Canet que lors de la soirée de l’Amfar destinée à récolter des fonds pour la lutte contre le sida, n’a pas passé tout son temps cachée dans un hôtel. Elle a profité d’une sortie pour annoncer qu’elle sera la narratrice de Voyage sous les mers, un documentaire filmé en 3-D. Détail amusant : elle a croisé à la soirée de l’Amfar Laure Manaudou, qui passe son temps dans l’eau et donne rarement de la voix.